03.02.20

Permalink 23:27:00, Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR  

King Ronaldo, nouveau record: 50 buts en 70 matchs dans le Calcio

Dimanche 2 février 2020, 22e journée
Juventus Turin 3-0 Fiorentina
Buts pour la Juve: Ronaldo (40e pen., 80e pen.), Fernandez (90e)

Premier de Serie A, avec 3 points d’avance sur l’Inter Milan, Cristiano Ronaldo, règne toujours sur la planète foot.
Seul Messi est dans sa catégorie.
Pendant que des joueurs très prétentieux se prennent pour ce qu’ils ne sont pas, lui s’amuse toujours sur le terrain, manifestant toujours une passion intacte et surtout une condition physique fantastique, le tout servi par une intelligence de jeu et un esprit combattant.
Il a appris avec Giggs et Scholes à MU. Ce n’est pas lui qui aurait manqué de respect aux ainés de MU, au temps du grand MU.
King Ronaldo, mérite cette appellation.
Il est sur les hautes sphères depuis 2003.
A peine arrivé en Italie, il marque 50 buts en 70 matchs !
Il s’impose à la Juventus Turin, comme à Man United et au Real Madrid.
Au Portugal, en Angleterre, en Espagne et en Italie, il parvient à s’exprimer le mieux possible.
C’est un caméléon.
Il est heureux, sur le terrain comme dans sa vie.
C’est un homme, si loin des morveux.

30.01.20

Permalink 17:16:12, Catégories: GRAND MONSIEUR, PARIS SERA TOUJOURS PARIS  

Michou (1931-2020), le Montmartrois

Paroles de Jean Renoir, musique de Georges van Parys.

Pendant trente ans, j’ai croisé Michou à Montmartre.
Il était totalement amoureux du quartier.
Quand on a été Montmartrois, c’est pour la vie.
Il s’agit d’un vrai village. J’espère que son âme n’a pas été vendue.
Entre 1972 et 2002, on se parlait dans la rue, au bistrot ou chez notre ami Lino Barbosa, le cordonnier de la rue d’Orsel.
Michou était un bourreau de travail. Il me rappelait mon père.
Il n’arrêtait jamais.
Dès 7 ou 8 h du matin rasé de près, il était dans la rue, lui l’homme de la nuit.
Une santé de fer.
Elevé par sa grand-mère, il savait d’où il venait.
Humble, le cœur sur la main, il était le contraire du vantard.
Il faisait tourner son affaire avec une bande d’amis. Il préférait l’amitié à l’amour. Il savait qu’i était né d’une escapade de sa mère. Une “fredaine” disait-il. Son père était parti sans laisser d’adresse.
Réglo avec les impôts comme avec tout le monde, il n’a jamais connu de périodes néfastes, quand on sait la faune qui peut nuire la nuit.
“Mes clients sont mes amis", disait-il.
Interdisant toutes les exubérances à l’extérieur de son cabaret, il respectait ses voisins qui le respectaient.
Il refusa des ponts d’or des asiatiques qui demandèrent d’ouvrir des Cabarets Michou au pays des Sushis, il refusa net. Il y avait Montmartre, et c’est tout.
La scène de son cabaret faisait 4 mètres carrés !
Il y avait du Fellini dans l’air. Des visages très Otto Dix, le peintre allemand expressionnistes.
Montmartre a perdu l’un de ses grands personnages.
Quand on racontera la seconde moitié du XXe siècle, il aura sa place.
Il a marqué son temps, avec sa gentillesse. Et sa force de travail.
Cela nous change des imposteurs qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas.

PS/ Intégrale Week-end, CNews, 1er février 2020: Mon hommage à Michou:. A partir de la 38 minutes sur la vidéo.
https://www.cnews.fr/emission/2020-02-01/integrale-week-end-2e-partie-du-01022020-923228

28.01.20

Permalink 09:43:58, Catégories: GRAND MONSIEUR  

Ronaldo fait signer Ben Arfa à Valladolid

Massacré par le football français - les instances et les médias qui radotent- Hatem Ben Arfa rebondit en Espagne dans le club présidé majoritairement par le Brésilien Ronaldo.
Entre artistes du football on se comprend.
Voilà un gros tacle à ceux qui prétendent que Ben Arfa est un intermittent du spectacle.
Empêché de jouer parce que c’est un homme libre- absolument pas dans une écurie de mercenaires du football- Ben Arfa est toujours resté fidèle à son père spirituel qui s’occupe de son parcours.
Ben Arfa n’a pas du tout raté sa carrière.
Il joue au football depuis son enfance et y joue toujours.
Il est victime d’une discrimination parce qu’on raconte des âneries à son sujet.
Pourquoi pardonne-t-on tout à Neymar, Pogba ou Griezmann, alors qu’on étrille Ben Arfa dès qu’il rate une passe ?
Hatem Ben Arfa a encore de belles années devant lui.
L’inspiration est de retour.

27.01.20

A l'occasion de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, hommage à Kessel et à Bartali

Gino Bartali, un homme hors du commun à tous les niveaux. Il dit à Poulidor: “Vous ne gagnez jamais le Tour parce que vous ne fumez pas et ne buvez pas !” Sous-entendu, alors que lui, oui !

Ma chronique sur CNews du 25 janvier 2015:

Julien Pasquet : Aujourd’hui, vous tenez à évoquer Elie Wiesel, Joseph Kessel et Gino Bartali à l’occasion du discours du Pt Emmanuel Macron à Jérusalem, pour commémorer la Libération du camp d’Auschwitz, il y a 75 ans…

Bernard Morlino : Oui, je crains de plus en plus les temps où il n’y aura plus de survivants de la Seconde guerre mondiale, car trop de gens s’ennuient quand nous sommes en Paix. Auschwitz c’est plus d’un million cent mille personnes exterminées, en Pologne annexée par les nazis. Parmi les rescapés, il y a eu l’écrivain Primo Levi (Si c’est un homme), Simone Veil et Elie Wiesel. Le camp a été libéré début 1945, le 27 janvier par l’armée soviétique qui a révélé l’horreur de la Shoah, le génocide juif. J’ai demandé à deux grands témoins de l’époque, Emmanuel Berl et Philippe Soupault quand ils avaient connu l’existence des camps de la mort. Ils m’ont dit qu’avant 1945, ils n’en savaient rien. Inimaginable pour eux, et pour tout le monde. Je ne vais pas vous parler de la solution finale mais je vais prendre de 4 personnalités de l’époque. Quatre destins connus, plus un inconnu.

Julien : Vous commencez par Elie Wiesel, l’écrivain né en Roumanie et naturalisé américain…
Bernard : Je vous ai dit qu’il y avait Elie Wiesel, à Auschwitz, ne fût-ce que quelques temps. Il est déporté à 15 ans, en 1942. Ensuite, il sera conduit à Buchenwald. Ses parents et l’une de ses sœurs sont tués par les nazis. Longtemps après quand il devient enseignant aux Etats-Unis, un jour un étudiant à la fin d’un cours lui demande de le recevoir. Ce jeune homme lui déclare, tout net : « Je suis l’enfant du malheur…» Vu le jeune âge de l’étudiant, Elie Wiesel sait qu’il n’a pu être déporté comme lui. Alors il opte pour la tentative de le consoler face à un probable chagrin d’amour. L’étudiant lui dit encore : « Non, non, vous faites fausse route. Tel que vous me voyez, je porte tout le malheur du monde sur les épaules. Impossible d’être heureux, face à la tristesse enfouie de mes parents …» Wiesel : « Ont-il perdu leurs parents à Auschwitz ? ». L’étudiant : « Non, pas leurs parents… mais mon père et ma mère avant de se rencontrer avait chacun une famille avec des enfants qui sont tous morts en déportation. Ils ont voulu reconstruire une famille quand ils se sont rencontrés leur histoire. Et moi, je suis le fils de leur malheur commun. Jamais je n’aurais dû naitre. Je ne dois la vie qu’à la Shoah …». Elie Wiesel comme nous fut touché par cet étudiant aux immenses qualités de cœur. Un homme d’exception. Cela existe la preuve.

Julien : Vous tenez aussi à nous parler de Joseph Kessel…
Bernard : Grand reporter, Kessel a assisté au procès d’Adolf Eichmann, à Jérusalem en 1961. Ce nazi fut le planificateur de la solution finale. Lors du procès, dès le premier jour, Kessel sait approcher de a cage de verre où le nazi était enfermé. Un face à face dont il ne reste rien. Aucune image, rien que les écrits du magnifique écrivain. Quel face à face entre un barbare et un romancier de premier plan dont on va éditer ses romans dans la Pléiade au mois de mai 2020 avec en plus l’album photo collector de la Pléiade. Kessel avait reçu le Visa tamponné n°1 de l’Etat d’Israël pour rendre hommage à son talent d’écrivain-journaliste. Le nazi était à l’abri des balles pour éviter l’attentat de celui qui à la fin du procès sera exécuté. Kessel eut un moment de recul, de répugnance devant la présence reptilienne du nazi. Il le compare à une araignée humaine. Eichmann ne s’excusa de rien, aucune repentance, il avait appliqué les ordres, en bon soldat ! Maintenant je vais vous dire la remarque de Kessel. Aussi grand journaliste que grand écrivain. Devant le défilé du rappel de toutes les horreurs, les crimes qu’il a organisés et encouragés, Eichmann n’a pas eu un cillement, pas le moindre mouvement de honte de la barbarie mis en place. Une seule fois, il rougit cependant. Lors d’une séance, il est resté assis quand il fallait se lever lors de l’audience ouverte. Au rappel du président au bon déroulement, Eichmann se leva rouge de honte. Seul Kessel remarqua cela. C’est dire la complexité de l’âme humaine. Tuer des millions de gens comme si de rien n’était, et s’excuser de ne s’être pas plié aux règles de la politesse !

Julien : Vous tenez aussi à évoquer Gino Bartali…
Bernard : Ah ! Bartali, l’un des plus grands champions cyclistes de tous les temps. Ses duels avec Fausto Coppi ont redonné espoir aux Italiens après la fin du fascisme dicté par Mussolini. Au niveau sport, Bartali était un géant capable de gagner le Tour de France en 1938 et en 1948, à 34 ans. « Le bien on le fait mais on ne le raconte pas » disait-il toujours. Ce champion qui fumait et buvait le soir un bon verre de vin rouge, fut un grand résistant sans jamais s’en vanter. Comme il était un héros national dans l’Italie mussolinienne, il profita de sa renommée pour contribuer à sauver 800 Juifs. Je précise qu’il refusa toujours de se laisser récupérer par les fascistes qui voulaient en faire une icône. Le catholique très croyant, il transportait des faux papiers pour sauver des Juifs traqués par les chemises noires. Il mettait les documents dans le cadre de son vélo. Il faisait des trajets de 400 km ! Les autorités laissaient passer le vainqueur du Giro 1936 sans le contrôler. Ce n’est qu’à la mort de Bartali que sa famille a accepté que l’on rende public les actions de leur champion à double titre, comme sportif et comme homme. Mort en 2000, il a été fait juste sur le mémorial de Jérusalem en 2003. On est loin de la charité business. «Le bien on le fait mais on ne le raconte pas», parole de véritable humaniste.

26.01.20

Permalink 12:28:43, Catégories: GRAND MONSIEUR, CRUYFFEMENT  

Mort de l'ailier gauche mythique Robbie Rensenbrink

Raymond Goethals rend hommage à l’ailier gauche, au temps de sa splendeur.

Ailier gauche de la grande génération Cruyff, Rensenbrink avait la particularité de jouer à l’étranger, ce qui n’était pas très fréquent dans les années 1970.
Superbe dribbleur, grand lecteur de jeu, il animait le flanc de l’attaque avec toujours l’ambition d’aller de l’avant.
Discret, attachant, il reste un grand nom du football.
Avec ses amis de la sélection nationale, il a bonifié le football avec le football-total.
Son nom aurait pu être encore plus historique si son tir sur le montant contre l’Argentine en finale de World Cup 1978 avait fini au fond de la cage à un moment capital du match.
Rensenbrink, Neeskens, Cruyff… Ils nous ont donné tant de joie !

Palmarès:

Club Bruges
Coupe de Belgique 1970.

RSC Anderlecht
2 Championnats de Belgique 1972 et 1974.
4 Coupes de Belgique 1972, 1973, 1975 et 1976.
2 Coupes de la Ligue Pro Vainqueur 1973 et 1974.
2 Coupes d’Europe des vainqueurs de coupe Vainqueur 1976 et 1978.
2 Supercoupes de l’UEFA 1976 et 1978.

Toulouse FC
Championnat de France de deuxième division 1982.

En sélection nationale des Pays Bas
Finaliste des Coupes du Monde 1974 et 1978

PS/ Dernière minute: le basketteur Kobe Bryant est mort dans un accident d’hélicoptère avec neuf autres personnes, dont l’une de ses filles, Gianna Maria-Onore.

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