01.12.17

Permalien 08:20:15, Catégories: GOOOOL DO BRASIL !  

20 h foot, Cnews (30-11-2017): le tirage au sort fictif de la Coupe du Monde 2018, PSG, Lyon, Lille...

Permalien 00:04:15, Catégories: ANQUETILLEMENT  

Issa Nissa ! Nice refait surface à Toulouse

Mercredi 31 novembre 2017
Toulouse 1-2 Nice
But pour le Téfécé: Delort (7e)
Buts pour les Aiglons: Buts Balotelli (80e sp), Srarfi (90e + 2)

Toulouse FC : Lafont - Amian, Diop ©, Jullien, Moubandje (Yago, 52e) - Blin, Bodiger (Cahuzac, 57e), Durmaz (Sylla, 81e), Gradel - Delort, Jean
Manager: Dupraz
Grande performance car Nice était au fond du trou.
La prochaine venue de Metz à Nice devrait permettre aux Aiglons de se dégager des bas fonds de la L1 mais ne vendons pas la peau…
Avec la victoire à trois points on a vite fait de rebondir au classement si par malheur on a traversé
OGC Nice : Benitez - Souquet, Dante ©, Le Marchand, Jallet - Koziello (Saint-Maximin, 60e), Tameze, Seri - Walter (Sarr, 46e), Balotelli, Lees-Melou (Srarfi, 79e)
Manager: Favre

Réduit à dix après l’expulsion de Dante, le Gym est parvenu à arracher les trois points de la victoire.
une mauvaise passe.
Avec Cyprien qui va revenir, Nice va se renforcer intra-muros.
Coaching gagnant de l’entraîneur helvète qui a fait entrer Srarfi à la 79e minute. Srarfi qui a offert la victoire au Gym !

29.11.17

Permalien 09:17:33, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Le livre de l'année: Oeuvres, de Georges Perros (Quarto/Gallimard)


L’œuvre de l’attachant Georges Perros est réunie dans un volume qui comprend les indispensables Papiers collés. Il était aussi discret qu’effacé, c’est dire. Apprenti comédien- avec son ami Gérard Philipe, il adorait répéter mais pas jouer en public. Au cinéma, les techniciens captaient toute son attention, délaissant les vedettes. Ecrivain en herbe, il préférait les brouillons aux éditions en papier Japon. Joueur de football, il se passionnait pour les entraîneurs sans goût particulier pour les matchs. Pour faire bref- le temps qui lui convenait le mieux- il ne pouvait pas s’empêcher d’écrire, en dehors de tous rôles à tenir. Jouer à l’écrivain l’écœurait. Le réfractaire détestait faire semblant dans un monde d’apparences. Résultat Georges Perros, a pris sa retraite à 18 ans. L’air marin de Douarnenez lui convenait mieux que les tuyaux d’échappements de la capitale, même s’il faisait aussi de la moto comme Céline et Bernanos. Il aimait mieux le Finistère que les ministères. Pour marquer son attachement à la Bretagne, Georges Poulot, né le 23 août 1923, prit comme pseudonyme Georges Perros, en hommage à Perros-Guirec. La fidélité était l’un de ses traits de caractère bien trempé, il suffit de lire ses multiples correspondances pour y voir vibrer l’amitié.
Au lieu de faire carrière sur les planches, alors qu’il a débuté avec Jean Vilar, Maria Casarès et Jeanne Moreau, il devient lecteur pour le T.N.P puis rédige des notes de lecteurs pour la N.R.F car Jean Paulhan ne passa pas à côté du talent de Perros, alerté sur les qualités de ce rétif au conformisme par Jean Grenier, le fabuleux professeur qui auparavant encouragea Albert Camus. Tout ce qu’écrit Georges Perros est pris sur le vif. Il s’agit de fulgurances. Lucide sur ses limites, ni romancier ni essayiste, il déclara : «Quand on est cul de jatte on ne fait pas le tour de France». Quand il parle des autres, on le voit jaillir entre les phrases. Le portait qu’il fait de Félix Féneon ressemble à un autoportrait de Perros : «Peu bavard, n’a consenti à fragmenter, à interrompre son monologue perpétuel qu’avec le maximum de simplicité, de précision, de concision». Tout cela ressembla à l’art de Perros, docteur ès aphorismes dans la catégorie des moralistes de la trempe de Vauvenargues, Joubert, Chamfort, Bierce et Cioran. Quand ce qu’il a dans la tête l’obsède, il prend ce qui lui tombe sous la main, marge de journal, papier d’emballage et écrit d’un jet, sans correction, plus pour passer à autre chose que pour épater la galerie. Pour lui, l’écriture c’est l’abandon, un pense-bête. «Cela ne se vend pas mais on l’édite», disait-il de ses livres, sans aucune amertume dans une attitude qui faisait songer à Fernando Pessoa.
L’essentiel des notes de Perros est rassemblé dans les trois volumes des «Papiers collés», à partir de 1960. Si on lui demandait pourquoi il écrivait, sa réponse fusait : «J’écris parce que personne ne m’écoute». Son refus d’être un fabriquant de bouquins insipides ne l’empêchait pas d’écrire et de dessiner dans son bureau capharnaüm qu’il appelait «ma camisole de faiblesse». En marge de son œuvre, il passait son temps avec sa femme à élever cinq enfants. Très épris de Tania Moravsky, il se reprochait souvent de ne pas gagner assez d’argent pour faire mieux vivre sa famille qui devait suivre le régime sec d’un écrivain maudit qui faisait chaque jour sa tournée des cafés pour y trouver des anonymes. Ses compagnons ne se doutaient pas qu’ils étaient avec l’un des plus grands prosateurs français de la seconde partie du XXe siècle. Un de ses copains de bistrots confia à propos de Perros: «Il est tellement droit qu’il voudrait que tout le monde soit comme lui».
Face à la mer, il restait vague. Amoureux du quotidien et des rituels, Perros aillait toujours saluer les marchands de fruits et légumes sur le marché. Les gens simples lui faisaient du bien, tout comme les arbres, le ciel et la mer. Il ne comprenait pas ceux qui lui disaient : «Vivre en ici c’est le paradis ». Pourquoi quittaient-ils alors Douarnenez pour retourner à Paris ? Lui restait sur place, plus spirituel qu’un prêtre. «Mes écrits sont posthumes. Prématurés. Je ne suis pas gentil avec moi. Je me fais plus mal qu’on ne peut me faire. Je suis couvert de bleus, on ne peut pas m’en faire beaucoup». Atteint d’un cancer au larynx, Perros fut condamné au silence avant de mourir le 24 janvier 1978, à cinquante-quatre ans. Il a légué un ciel de Bretagne à Paris, et Georges Perros à tous ses amis.

-Œuvres, Georges Perros. Préface et édition de Thierry Gillyboeuf, Quarto/ Gallimard, 1600 p., 32 €

28.11.17

Permalien 10:09:11, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Charles Aznavour (93 ans): la littérature debout

Serge Gainsbourg pensait que la chanson était un “art mineur". Il disait cela parce qu’il se considérait comme un peintre raté.
Il y a chanson et chanson.
Brel, Brassens, Ferré, Ferrat, Barbara, Lemarque, Nougaro, Trenet, Lapointe, Souchon, Moustaki… Tous sont des écrivains de la chanson. Gainsbourg aussi.
Il y en a beaucoup d’autres parmi les auteurs qui ont écrit de grandes chansons pour de grands interprètes.
Regardez la vidéo et vous entendrez un écrivain.
A 93 ans, Charles Aznavour espère chanter sur scène pour ses 100 ans mais il ne sait pas encore où. Il laisse venir le temps à lui, il verra bien au moment venu.
Aznavour sait écouter et s’inspirer des gens de qualité qu’il rencontre.
De Piaf il a appris l’importance de la gestuelle sur scène.
De Cocteau, la discipline d’écrire tous les jours.
Aznavour ou l’amour de la vie au quotidien.

27.11.17

Permalien 00:18:09, Catégories: BALLES NEUVES, GRAND MONSIEUR  

L'indispensable NOAH fait gagner à la France sa 10e Coupe DAVIS

Yannick Noah a été une fois de plus un capitaine gagnant qui sait très bien profiter des tableaux dégagés des grands joueurs absents. Celui qui l’a précédé à ce poste avait la présence d’une ombre. Pendant trois jours, il a affiché d’innombrables attitudes. On pourrait faire une sacrée étude de son langage corporel: il demande à la foule d’applaudir ou de se taire, montre un rictus d’insatisfaction, de la joie, de la détresse, de l’angoisse, de l’espoir… Noah un très bon comédien, cela n’enlève rien à sa sincérité de l’instant. Il est indéniable que Noah est l’un de nos grands champions du XXe et XXIe siècle. Il a tant de personnalité qu’il reste le personnage central du tennis français. Tsonga, lui, a encore raté un grand rendez-vous. Il a ramené un point mais il s’est fait balayer par David Goffin, le Federer Belge. Goffin a été le meilleur joueur de cette finale 2017, et de très loin. Goffin a un jeu qui respire l’intelligence.

Finale de la Coupe Davis 2017
France 3-2 Belgique

Sans Yannick Noah que serait le tennis français depuis l’après-guerre ?
Pas grand chose. Pour ainsi dire, rien.
C’est lui qui porte la France du tennis sur ses épaules.
Capitaine de l’Équipe de France de Coupe Davis, il remporte le trophée en 1991. La France attendait le retour du saladier d’argent depuis 59 ans… Ce fut une immense victoire: Guy Forget et Henri Leconte ont fait plier, en finale, les États-Unis de Pete Sampras et Andre Agassi.
En 1996 avec Cédric Pioline, Guillaume Raoux, Guy Forget et Arnaud Boetsch, Noah regagne la Coupe Davis contre la Suède. La même année, il donne un coup de main au PSG qui remporte la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe !
Avec les filles de l’équipe de France, il gagne la Fed Cup 1997 !
Renommé capitaine en 2015, il décroche à nouveau le Graal, remportant la Coupe Davis 2017.
En novembre 2017, on a lu sur son visage plein d’émotions différentes. Lors du simple Tsonga-Goffin, on a deviné qu’il a fini par comprendre que le Belge allait l’emporter. Noah a eu vite la tête au dernier match qui devenait décisif, et cela s’est bien passé: Lucas Pouille ne laissa aucune chance à Darcis, lors de sa victoire en 3 sets.
A Lille, lors du dernier week-end de novembre, Tsonga et Pouille ont chacun gagné et perdu un match. Ce qui fait qu’ils ont participé pleinement au succès.
En double, Noah a aligné Gasquet et Herbert qui n’avaient pourtant jamais joué ensemble. Pari gagné !
Noah est un porte-bonheur. Il faut lui tirer un grand coup de chapeau.
Quand il fait chanter La Marseillaise et quand il chante lui-même l’hymne national, il y a du “Gigi” Buffon (l’immense goal italien) en lui. C’est beau, très beau.

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