11.11.18

Les Aiglons de Vieira alignent trois victoires de suite

Samedi 10 novembre 2018
13e journée de L1
Nîmes Olympique 0-1 OGC Nice
But pour les Aiglons: Atal (61e)

Match très dur. Jugez le nombre de cartons: 10 !
Avertissements : Maouassa (14′), Valls (90′+2), Savanier (90′+4) pour Nîmes ; Danilo (17′), Balotelli (29′), Hérelle (57′), Jallet (65′), Maolida (72′) pour Nice
Expulsions : Maouassa (22′), Landre (45′+2) pour Nîmes

Nîmes Olympique : Bernardoni - Ripart, Briançon ©, Landre, Maouassa - Savanier - Thioub (Alioui, 82e), Bozok (Lybohy, 45e +5), Guillaume (Paquiez, 46e), Bouanga

OGC Nice : Benitez - Atal, Hérelle, Dante ©, Sarr, Jallet - Tameze, Cyprien, Danilo (Ganago, 46e) - Maolida (Walter, 87e), Balotelli (Makengo, 75e)

Classement de L1
1 Paris 36 12/ 12 0 0/ 41 7/ + 34
2 Lille 26 13/ 8 2 3/ 21 10/ + 11
3 Montpellier 25 13/ 7 4 2/ 20 8/ + 12
4 Lyon 24 13/ 7 3 3/ 23 16/ + 7
5 Saint-Etienne 23 13/ 6 5 2/ 19 17/ + 2
6 OGC Nice 20 pts 13 m/ 6 2 5/ 10 14/ - 4

Patrick Vieira a bien pris le relais de notre immense Lucien Favre qui domine actuellement de la tête et des épaules la Bundesliga. Borussia Dormund a battu le Bayern Munich (3-2) pour le mettre à 7 points en championnat. Par contre “Titi” s’enfonce dans une galère à l’ASM qui ne sait pas se battre pour éviter la L2, pas habituée aux combats de rue. Recevoir le Gros Minet parisien n’est pas un cadeau de bienvenue. Tous aux abris ! Abris Lamouchi ? Je ne pouvais pas m’empêcher ce jeu de mot… Lamouchi, lui, reçoit Nantes en pleine résurrection.

Permalien 08:31:03, Categories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

1918-2018. Derrière l'abattoir (Albert-Jean, L'Arbre Vengeur) & Colette pendant la Grande Guerre (L'Herne)

Disparu des radars, Albert-Jean revient en librairie grâce à l’excellentissime Arbre Vengeur qui ne publie que des bons livres. Cette maison que l’on dit petite est en fait une très grande maison au niveau éditorial. L’honneur des Lettres actuelles. Albert-Jean (1892-1975) a écrit un livre coup de poing sur 1914-1918. Une partie de l’Histoire que tout le monde occulte sauf lui. L’Etat-Major a envoyé au casse-pipe des malades, des réformés handicapés physique. Oui des épileptiques, des phtisiques, des rachitiques, et beaucoup d’autres hommes plein de souffrance ont été envoyés au front. Tout le livre raconte cette folie administrative de l’armée française qui avait besoin de gonfler les chiffres. Quel déshonneur militaire pour les chefs ! Dans la préface, l’auteur qui trempé sa plume dans le sang et la sueur, et bien sûr les larmes, écrit au vitriol : «Les socialistes, une fois de plus, firent leur devoir de pitié». C’est-à-dire qu’ils se lamentèrent sans lever le petit doigt pour que cesse la boucherie des estropiés. Les dirigeants militaires français ont agi de manière scandaleuse. Cela ne leur suffisait pas d’estropier des gens valides, il fallait qu’il en massacre aussi d’autres. Le mot pour désigner les malades envoyés au combat : les récupérés. Atroce sur toute la ligne. Ecœurement total.

Colette n’a pas passé la guerre à faire du tricot. Cette grande dame, à tous les niveaux, a écrit dans la presse des articles pendant la Première Guerre Mondiale. Le conflit, la dureté de l’époque ne l’ont pas empêchée de vivre. Elle donnait du baume au cœur à ses lecteurs. Bien sûr pas question d’être une mondaine irresponsable dans les salons de la capitale. Non, elle vivait sur un volcan mais ne voulait pas se laisser atteindre par la lave en fusion. Sa très grande personnalité a fait barrage une fois de plus à la bêtise humaine. Des femmes de sa trempe ne courent les rédactions, pas plus en 2018 qu’en 1918. Fierté, courage, immense talent d’écrire sans jamais ennuyer, sans jamais être prétentieuse, pédante, barbante, elle donna le meilleur d’elle-même comme un pommier donnait des pommes sous les bombardements. Grâce d’écriture. Grande classe. Vraie vivante.

-Derrière l’abattoir, Albert-Jean. Préface d’Eric Dussert. L’Arbre Vengeur, 176 p., 13 €

-Une Parisienne pendant la Grande Guerre, Colette. Edition de Frédéric Maget. L’Herne, 250 p., 15 €

10.11.18

Permalien 16:37:27, Catégories: LA REVUE DE STRESS  

13 H Foot, CNews. Samedi 10 novembre 2018

09.11.18

L’Etat contre les Juifs (Laurent Joly), Pierre Laval (Renaud Meltz), Jean Moulin (Bénédicte Vergez-Chaignon) et Pierre Mendes France (Vincent Duclert)

Pierre Mendes France a servi la politique et ne s’en n’est pas servi.

Près de 76 000 Juifs de France ont été déportés sous le régime de Vichy. 3 000 sont revenus vivants des camps de la mort. Et d’aucuns nous disent que les Français qui les ont livrés n’ont fait qu’obéir aux ordres donnés par la clique à Pétain, elle-même aux ordres des nazis. Ils oublient de dire qu’un bon citoyen doit transgresser les mauvaises lois. Cela s’appelle un Résistant. Il n’y en a pas eu des tonnes. Le livre de Laurent Joly nous rappelle que les politiciens lamentables de la collaboration ont fait plus que du zèle pour livrer les Juifs aux occupants. Si des Juifs ont été sauvés, ils le doivent à des gens qui avaient conservé leur humanité à une époque barbare. La France de Pétain a retiré la nationalité française aux Juifs tout en reniant le droit d’asile qui fait la grandeur de la France. Les explications qui visent à réhabiliter Pétain c’est comme si les Allemands réhabilitaient Hitler. Chacun son monstre. Pétain a durci de sa main, la chasse aux Juifs : le projet du texte officiel le prouve. Le soldat de 1914 n’existait plus depuis longtemps. Il s’est servi de sa gloire pour accéder à la plus haute fonction de l’Etat.

Le pavé de plus de 1200 pages ne réhabilite pas Pierre Laval qui a fait le grand écart, d’avocat d’extrême-gauche à ses débuts, fin 1910- début 1920, à la droite la plus infâmante. Sa fin est à l’image de sa vie. Une tragédie sur toute la ligne. Visions malsaines de la politique, plans sur la comète basés sur des calculs peu recommandables. Une catastrophe complète. Son nom reste associé à Pétain, Staline, Mussolini et Hitler. On ne peut pas faire pire. L’ancien président du Conseil a tenté de se suicider au cyanure mais il fut ranimé, tiré du coma. Je vous épargne le tableau. Puis peloton d’exécution. Enfin digne, il se met un foulard tricolore, ne veut pas être débraillé. Refus qu’on lui bande les yeux, mais il a les mains liées. Il veut que l’on dise à sa femme et à sa fille qu’il a pensé à elles dans ses derniers instants. «Visez au cœur ! Vive la France !» Il a montré plus de bravoure devant la mort qu’au cours de sa vie politique. N’est pas Winston Churchill qui veut. Il haïssait De Gaulle. Voilà qui s’appelle passer à côté de l’Histoire. Albert Cohen a dit justement que le Laval que l’on a exécuté n’avait plus rien à voir avec le Laval aux manettes du pays. C’est pour cela que l’écrivain n’éprouvait aucun esprit de vengeance.

L’ouvrage consacré à Jean Moulin porte le sous-titre «L’affranchi». Cela fait du bien de savoir que Jean Moulin a existé, cela met du baume au cœur. Il n’y avait donc pas que des salauds sous l’occupation. Cet homme c’était la loi du silence. Songez qu’à son propre secrétaire, Daniel Cordier, il ne parlait que peinture. Pas un mot sur son travail de chef de la Résistance. Rien. Motus sur toute la ligne. De Gaulle, lui, restait en France quand Jean Moulin risquait sa peau sur notre sol tant aimé. Viscéralement républicain, il fut le seul préfet à ne pas quitter sa préfecture quand les nazis ont envahi le pays. Il a préféré se suicider plutôt que risquer de parler sous la torture. Il s’en est sorti. Un sursis pour un homme de cette trempe qui savait qu’il avait rendez-vous avec la mort plutôt que prévu. Sportif accompli, il aimait les voitures de sport. Sa vie n’a pas eu beaucoup de plaisir, tout occupé à servir son pays de la plus belle des façons. Moulin est devenu synonyme de courage. Doué pour le dessin, il n’a pas pu se réaliser dans ce domaine de prédilection. Il est mort en héros. Un héros mort pour nous. Il a même inspiré Malraux qui a écrit un texte éblouissant pour saluer son héroïsme. Monsieur Jean Moulin, merci, mille fois merci !

Pierre Mendes France reste le plus grand socialiste depuis Jaurès et Blum. Il portait la bonté sur son visage. Quand Mitterrand a été élu à l’Elysée, PMF a pleuré lors de l’investiture. C’est dire son émotion ! Mendes France, PMF comme on l’appelait quand il n’était pas là, a été accusé de désertion et emprisonné. C’est comme cela que les vichystes traitaient ceux qui ne pensaient pas comme eux. Evadé, il rallie la France Libre, à Londres, en 1942. Il reste le politicien le plus exemplaire de la IIIe République qu’il n’a pas trahie comme tant d’autres. Marqué à jamais par la guerre, il pensait que le fait d’être Juif lui fermait les portes de la présidence de la République, un poste pourtant taillé pour lui. De Gaulle appréciait beaucoup celui qui l’avait rejoint. Mendes France reconnaissait que la période atroce qu’ils traversaient tous les deux n’avait pas entamé le caractère du général alors que tant d’autres grands commis de l’Etat n’avaient plus d’enthousiasme. De Gaulle savait comment aborder les imposteurs tandis que Mendes France maudissait les petits esprits ce qui le rendait parfois très pessimiste sur le genre humain. La France a raté son rendez-vous avec Mendes France est non pas le contraire. Ne s’appelait-il pas France ?

-L’Etat contre les juifs, Laurent Joly. Grasset, 366 p., 20, 90 €.

-Pierre Laval, Renaud Meltz. Perrin, 1230 p., 35 €.

-Jean Moulin, Bénédicte Vergez-Chaignon. Flammarion, 372 p., 24 €

-Ecrits de Résistances, Pierre Mendes France. Edition établie par Vincent Duclert. CNRS, éditions, 820 p., 14 €.

08.11.18

Permalien 23:54:08, Catégories: LA REVUE DE STRESS  

20 h Foot, CNews. Jeudi 7 novembre 2018

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