02.04.20

Permalink 17:29:50, Catégories: GRAND MONSIEUR, LA REVUE DE STRESS  

Avec 47 ans d'avance: Les Chinois à Paris (1974) du génial Jean Yanne

Tout est dit !

Morgue des dirigeants qui ne sont que des produits de la communication.

La caméra de Jean Yanne est impitoyable.

Jean Yanne était un génie. Doué pour tout.

Intelligent, un humour ravageur.

Sketchs, télé, radio, comédien, cinéaste. Que ne savait-il pas faire ?

Mille fois plus captivant que n’importe quel intellectuel abject à force d’être abscons.

Chef rebelle des rebelles.

Il a embelli mon enfance, ma jeunesse.

Il m’a appris à regarder, à mordre l’imbécilité ambiante.

Il ne faisait pas qu’aboyer. Il créait.

Je n’ai pas attendu sa mort pour l’aimer.

PS: 47 ans d’avance car il a écrit cette histoire en 1973 avec Gérard Sire et Robert Beauvais.

31.03.20

Permalink 10:17:29, Catégories: LA REVUE DE STRESS  

15 février 2020: Mon hommage à l'Hopital Public

Archives de la mi février 2020: A Limoges, peu de monde dans la rue. Faut-il que les médecins “cassent du flic” pour qu’ils fassent la une, en boucle ?

Mon témoignage:

Intégrale Week-end, CNews avec Julien Pasquet et Sophia Rousseau, samedi 15 février 2020:
Merci Bernard ! de la 17e minute à la 26e minute:

https://www.cnews.fr/emission/2020-02-15/integrale-week-end-2e-partie-du-15022020-927575

30.03.20

Permalink 09:49:28, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Antonin Artaud (1896-1948), le visionnaire

Lire Artaud c’est bien plus prenant que tous ces livres insipides d’amants et maitresses.

Le lundi 13 janvier 1947, le poète a tenu une conférence au Vieux-Colombier, à Paris, qu’il a appelé Histoire vécue d’Artaud-Momo. Le Marseillais Artaud est l’un des plus passionnant parcours d’écrivain, de créateur. II écrivait comme on se jette dans le vide. Hors normes, comme de Nerval, van Gogh ou Camille Claudel, il faisait peur aux moutons de Panurge. Philippe Soupault m’a dit que pour effrayer encore plus ceux qui disaient du mal de lui, Antonin Artaud s’amusait à sauter sur les tables des bistrots à Montparnasse. Les médecins l’ont rendu toxicomane.

On le disait marteau mais c’était un écorché vif:

-"Les problèmes sociaux ne sont rien auprès d’une certaine irritation physiologique de l’épiderme, de la peau, des os, que peu ont vue, mais qui bientôt va parler plus haut que tout, car ce n’est pas une colère de cœur, mais cette fois une colère de corps, la colère de ce grand négligé de l’histoire tant de l’homme que des animaux: le corps".

Il pronostique:
-"Peste, choléra, scorbut, variole, syphilis, famine…”

Et il ajoute:
-"Monde non mené par gouvernements, églises, rites, doctrines, systèmes, institutions, livres, journaux, facultés mais par (…) chronicités de miasmes endoctrinant depuis toujours les corps".

-"Vous n’êtes pas libres, la conscience apparente est une façade sur vous jetée par des singes, de vieux et très astucieux ouistitis. Ce n’est pas sérieux, alors tournons la page et regardons ce qui se passe (…) La façade bonne à endormir les gogos (…) Je ne suis pas un politicien".

-"Ne vous laissez jamais mettre au cercueil".

-"Je ne suis pas malade, je suis conscient", disait-il. Tarif ? Neuf ans d’internement ! “J’ai été victime d’un crime social". Et encore: “Je suis mort à Rodez sous un électrochoc".

Il récapitule:
-"9 ans d’internement, 3 ans d’emprisonnement, 2 ans d’électrochocs, 2 coups de couteau en 1916 et 1928. Cela donne à réfléchir (…) L’histoire d’un écrivain sain d’esprit et séquestré et incarcéré pendant neuf ans est sans importance, je le sais, et elle ne peut intéresser que les rares amis de mes œuvres qui ne sont pas légion".

Lors de la conférence, Artaud, très ému, ne fut pas à la hauteur alors qu’il savait très bien lire devant ses amis, d’autant plus qu’il était par ailleurs comédien. Cette fois, il lui a semblé vain de se mettre à nu en public. Il n’en avait plus la force ni l’envie. Heureusement, il avait tout mis par écrit ce qu’il voulait dire mais cela lui semblait déjà du réchauffé. A quoi bon ?

PS: toutes les citations proviennent de: Œuvres complètes, tome XXVI, Antonin Artaud. Gallimard, 1994.

29.03.20

Permalink 08:41:58, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Jean Giono, du choléra au covid 19: "C'est la nature qui règle ses comptes"

“Le choléra
c’est la nature
qui
règle ses comptes
au crayon rouge.”

Jean Giono

Ecarté de la vie littéraire officielle, de manière totalement grotesque, par le Comité National des Lettres- Aragon en tête-Jean Giono se vengea dans Le hussard sur le toit, dézinguant toute la lâcheté du monde.

Jean Giono, auteur entre autres merveilles de L’Homme qui plantait des arbres, nouvelle de 1953, a passé sa vie à célébrer la nature.

28.03.20

Permalink 00:19:23, Catégories: De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS  

Hommage à Georges Clemenceau (1841-1929)

Georges Clemenceau perd patience avec ceux qui le filment. Clemenceau l’anti star, l’anti plan de com. - qui ne gangrénait pas encore la politique - , l’anti esbroufe. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelait le “Tigre". Toujours prêt à rugir.

“On ne ment jamais autant
qu’avant les élections,
pendant la guerre
et
après la chasse.”

Georges Clemenceau

Le Père la Victoire avait une plume acérée, craint de tous.
C’est lui qui trouva le titre “J’accuse !” pour l’article de Zola qui prenait la défense de Dreyfus.
A l’Armistice de 1918, il a déclaré:
“La France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’Humanité, sera toujours le soldat de l’idéal".
Outre toutes ses qualités et fonctions, il fut maire de Montmartre. Lors de sa mandature, il y a ouvert un centre de prophylaxie. Il avait tous les dons, notamment celui de l’amitié qu’il cultivait avec Claude Monet.

:: Page suivante >>

Avril 2020
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      

Le blog de Bernard Morlino

Rechercher

powered by b2evolution free blog software